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De Manali à Kardung La : 515 km sur la great Himalayan Highway


Au départ de Manali l’altimètre affiche 1950 mètres, il est 6 heures du matin et les motos sont chargées, le ciel dégagé et le soleil illuminent la pointe blanche des sommets qui nous attendent.

La route s’étend sur plus de 500 km, alternant goudron, sable et rochers, passant par des rivières et des falaises abruptes.

Les montagnes vertes des premiers kilomètres ou affluent les pâturages et les petits villages, laisse place aux montagnes rocheuses, les premiers cols a plus de 4000 mètres sont franchis.

Une fois Sarchu passé au km 219, il neige au col de Lachung La, au-dessus des 5000 mètres le vent est froid et la pluie remplace la douceur des flocons en redescendant, la roche devient sableuse, nous voilà dans les canyons d’altitude, le soleil est de retour et nous passons la nuit en tente dans le camp de Pang [4600 mètres].

La route qui nous mène au deuxième plus haut col carrossable au monde Tanglang La [5328 mètres] est un trésor de la nature, les mots s’en perdent. La plaine de Morey est gigantesque et ce désert d’altitude est un plaisir pour les yeux, une impression de solitude dans l’esprit on traverse l’Himalaya, au quatrième jour de notre parcours nous dormons a Karu dans une maison de village.

La végétation réapparaît en arrivant dans les environs de Leh, redescendu en dessous de 4000 mètres, les motos retrouvent leur vigueur, les montagnes forment des arrêtes majestueuses et des temples bouddhistes parsèment les sommets.

La suite de luxe nous attend à Leh, logés chez une famille Ladakhi, accueillis au son de « Julley » [le bonjour local, servant également à remercier, saluer, questionner…], et la cuillère dans la tasse de thé.

Seuls 35 kilomètres nous séparent du col de Kardung La, plus haute route du monde [5603 mètres].

Les nuages sont absents aujourd’hui, et la pente est longue et raide, 2 km de dénivelé sur 35kms de chemins caillouteux, les moteurs souffrent, mais la chaîne de montagnes blanches qu’offre la vue du sommet en vaut la peine.

Le bouchon de la bouteille de beaujolais saute, le comté est tranché et le saucisson coupé, de l’autre coté nous attend la vallée de la Nubra, aujourd’hui nous sommes en Inde depuis 7 mois.

 


 

 

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